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Netanyahou, le Mufti et la Shoah : une distorsion qui ne passe pas

Research output: Contribution to journalArticlepeer-review

Abstract

20 octobre 2015, Binyanei Haouma (Palais de la nation). Ce soir-là, dans le plus grand auditorium de Jérusalem, Benyamin Netanyahou inaugure le 37e congrès sioniste par un discours de politique générale. L’homme est au zénith de sa carrière politique et de ses capacités rhétoriques : sept mois plus tôt, le 4 mars, il a défié le président américain Barack Obama en exhortant les membres du Congrès et du Sénat réunis à Washington à ne pas ratifier l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien ; puis, le 17 mars, à la tête de son parti, le Likoud, il rafle la victoire contre toute attente, et remporte une fois de plus l’élection parlementaire. Premier ministre sortant pour la troisième fois consécutive, il règne sans discontinuer depuis 2009. Cependant, le gouvernement qu’il a formé le 14 mai n’a pas encore donné sa mesure : deux mois et demi à peine après avoir obtenu le vote de confiance, la session d’été de la Knesset s’est achevée, et c’est le 12 octobre 2015 que la session d’hiver commence. Autant dire que le discours du 20 octobre, qu’il prononce en anglais, constitue le coup d’envoi de son action politique. Si cette allocution est passée à la postérité, ce n’est pas pour la vision d’ensemble qu’elle a dessinée, mais pour quelques phrases étrangères en apparence au contexte politique local, régional et international immédiat : par un flash-back inattendu sur l’histoire du nationalisme palestinien avant la création de l’État d’Israël, Netanyahou retrace les étapes de l’hostilité au sionisme de son leader historique, Hadj Amine al-Husseini (1895-1974), et plus particulièrement son alliance avec le régime nazi durant la Seconde Guerre mondial…
Original languageFrench
Pages (from-to)109-134
JournalRevue d'Histoire de la Shoah
Volume221
StatePublished - 28 Mar 2025

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